- Cérémonie d’Ouverture
- 1ère table ronde : « Avons-nous bien géré la crise ?»
- 2ème table ronde : « Nouveau monde, nouvelle gouvernance ? »
- 3ème table ronde : « Après la crise : devons-nous changer notre vision du monde ?»
- Cérémonie de Clôture
Cérémonie d’Ouverture
Nicolas SarkozyPrésident de la République française
Eric BessonMinistre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire
José SocratèsPremier Ministre du gouvernement portugais
1ère table ronde : « Avons-nous bien géré la crise ?»
Introduction
La crise a frappé en 2009 l’ensemble des pays de la planète : la production a reculé de 1%, le commerce mondial de 9%. Les pays les plus avancés ont été les plus sévèrement touchés avec un recul de 3,5% de leur richesse et ne retrouveront le niveau de production de 2008, au mieux, qu’en 2011. Face à cette récession, les autorités mondiales se sont mobilisées ; le traditionnel G7 s’est élargi, largement à l’initiative de la France, à vingt pays représentant 80% de la richesse mondiale produite. Trois sommets de ce G20 se sont tenus à Washington (le sommet de l’urgence, en novembre 2008), Londres (le sommet de la reconstruction, en avril 2009) puis à Pittsburgh (le sommet de l’après-crise, en septembre 2009) pour apporter les réponses nécessaires à une crise financière devenue crise économique. Quelles sont-elles ? Ont-elles été suffisantes ?
La crise de 2009 a été l’occasion de renforcer la régulation, notamment des activités financières. Les chefs d’Etat ont fixé des règles pour les agences de notation, décidé la standardisation des produits dérivés d’ici la fin 2012 ou encore imposé la conservation d’une partie des titres à risques émis par les banques dans leur bilan. Des discussions demeurent, au-delà du principe, sur le renforcement des ratios prudentiels. Enfin, un consensus s’est dégagé sur les règles de rémunération des opérateurs de marché.
Le besoin de coordination des politiques économiques s’est fait jour. L’Union européenne a vu un dialogue s’engager entre la Banque centrale européenne et les différentes autorités politiques de l’Union, tant nationales que communautaire. La coopération entre Etats est également sortie renforcée des négociations sur la transparence en matière de flux financiers avec les pays non-coopératifs.
Quant aux organisations internationales, elles bénéficient d’un rôle accru, notamment le Fonds monétaire international dont les ressources ont triplé pour s’élever désormais à 750 milliards de dollars.
Dernier axe de la gestion de crise, les Etats nationaux ont mis en œuvre des plans de soutien à l’activité. Si leur définition s’est faite de manière dispersée, accentuant le volet investissements pour les uns, le volet demande pour les autres, l’action conjointe quoique insuffisamment concertée a contribué à la sortie de la récession, au sens technique, dès 2009.
Quel regard accorder, aujourd’hui à la façon dont le Monde et l’Europe ont géré la crise. Le niveau de régulation atteint permet-il de prévenir d’autres crises ? Peut-on considérer que l’économie mondiale bénéficie désormais des garde-fous nécessaires à une nouvelle ère de croissance ou d’autres bulles, d’autres risques guettent-ils l’économie mondiale ?
Présidence
Christine LagardeMinistre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi
Née à Paris en 1956. Diplômée de Sciences Po, de la Holton Arms School aux Etats-Unis, d’un DESS de droit social à l’Université Paris-X et d’Anglais, elle est avocate depuis 1981. Elle gravit tous les échelons du cabinet Baker & McKenzie, jusqu’à en devenir le président du comité stratégique mondial en 2004-2005. Ministre délégué au Commerce extérieur en 2005-2007, elle devient en juin 2007 première femme ministre de l’Économie en France. Christine Lagarde a été reconnue par le magazine Forbes comme la trentième femme la plus puissante du monde. Le Président de la République française lui a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.
Introduction étudiante
Etudiant à la Peking University
Orateurs
Jean-Paul FitoussiÉconomiste, Président de l’OFCE
Jean-Paul Fitoussi est Professeur des Universités à Sciences-Po Paris et à l’université LUISS de Rome.
Membre du comité de rédaction de nombreuses revues françaises et internationales, ses principales contributions ont porté sur les théories de l’inflation, du chômage, des économies ouvertes, et sur le rôle des politiques macroéconomiques dans un monde globalisé.
Il est membre de nombreux centres étrangers en Allemagne, en Italie et aux Etats-Unis tels que le Centre for Capitalism and Society et l’Initiative for Policy Dialogue de l’Université Columbia. Il a publié de très nombreux articles dans des revues économiques françaises et internationales et plus de 40 livres traduits en de nombreuses langues. Son dernier ouvrage, publié avec Joseph Stiglitz et Amartya Sen aux éditions Odile Jacob (2009) s’intitule Richesse des Nations et Bien être des Individus. Il intervient régulièrement dans le débat public en France et à l’étranger.
Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi
John MonksSecrétaire Général du syndicat ETUC (European Trade Union Confederation)
John Monks débute sa carrière en 1969 au Trade Union Congress (TUC), l’organisation des syndicats britanniques, au sein duquel il deviendra chef du Département organisation et relations industrielles (1977), Secrétaire général adjoint (1987) puis Secrétaire général (1993). Depuis 2003, il est Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, réélu en 2007. Il est par ailleurs membre du European Policy Center à Bruxelles, du Center for European Studies à Londres. John Monks est titulaire d’une licence en histoire économique de l’Université de Nottingham.
Celso AmorimMinistre des Relations Extérieures (Brésil)
Modérateur
Enrico LettaDéputé italien, vice-président du Parti Démocrate
Député au parlement italien depuis 2008 et vice-président du Parti Démocrate depuis 2009, Enrico Letta a été ministre de l’Industrie, des Affaires européennes et du Commerce extérieur. Ancien député européen (2004-2008), il fut aussi secrétaire du Conseil des ministres dans le dernier gouvernement de Romano Prodi. Enrico Letta est par ailleurs vice-président de la branche italienne de l’Institut Aspen et membre de la Commission Trilatérale.
2ème table ronde : « Nouveau monde, nouvelle gouvernance ? »
Introduction
L’accélération de la mondialisation comme la crise financière appellent une nouvelle gouvernance mondiale. Le signe le plus manifeste de cette évolution aura été le 15 novembre 2008, à Washington, l’institutionnalisation d’une réunion internationale de pays représentant 85% des richesses mondiales. Avec le G20, le monde se dotait d’une nouvelle instance de pilotage de l’économie mondiale. Ce processus est d’autant plus historique, que depuis l’Organisation mondiale du commerce, créée en 1994, la mise en place de règles planétaires et des structures correspondantes, tardait à se matérialiser.
Depuis cette première réunion, plusieurs instruments de politique mondiale ont été décidés et mis en œuvre, notamment à l’occasion du deuxième G20, à Londres, le 2 avril 2009. Tandis que le FMI voyait renforcés les moyens mis à sa disposition, les Etats décidaient la création du conseil de stabilité financière (CSF), pour permettre aux principaux acteurs mondiaux (banques centrales, autorités de régulation) de se réunir et d’élaborer ensemble, de manière concertée, les standards qui s’imposent à la sphère financière. Cette décision constituait une avancée importante dans la lutte contre le morcellement de la supervision au niveau mondial. Dans cette même logique, l’Europe s’est récemment dotée d’une autorité de supervision paneuropéenne pour la banque, l’assurance et les marchés, ainsi que d’un comité européen du risque systémique.
Les insuffisances de la régulation ne sont certes pas seules responsable de la crise ; l’accumulation de déséquilibres macroéconomiques, entre des excédents massifs en Asie et des déficits également massifs aux Etats-Unis, a favorisé la formation de bulles spéculatives, qui ont elles mêmes aggravé la crise. Une régulation du système monétaire international, portant sur les taux d’intérêts des banques centrales, les déséquilibres des balances commerciales et la flexibilité des taux de changes apparaît également nécessaire. Conscients de cet enjeu, les Etats ont prévu, à l’occasion du G20 de Pittsburgh, le 25 septembre 2009, de lancer un cadre qui définisse les politiques économiques et la manière dont ils agiront ensemble pour parvenir à une croissance mondiale forte, durable et équilibrée. Ils actaient ainsi la naissance du principe de surveillance multilatérale renforcée, chaque pays exerçant une pression sur ses pairs.
Parallèlement à la mondialisation de l’économie, toutes ces décisions montrent qu’un processus progressif de mondialisation politique est à l’œuvre. La croissance de l’économie mondiale avait réduit l’autonomie des Etats souverains, accélérant la circulation des informations, la mobilité des capitaux, et dans une moindre mesure, du travail.
La crise récente aura au contraire réaffirmé à la fois le rôle de l’Etat régulateur et assureur en dernier ressort et la nécessité d’une gouvernance mondiale. Elle aura permis de faire le bilan d’années de dérégulation, et de s’interroger sur les limites de l’économie de marché lorsqu’elle devient excessivement financiarisée et spéculative. Jusqu’où aller dans la régulation de l’économie ? Quelle doivent être la nature et le niveau de l’intervention de l’Etat ? Quelles institutions internationales créer ou mobiliser dans la perspective d’une gouvernance mondiale nouvelle ? Quel rôle peut jouer la construction européenne dans cette évolution ?
Co-Présidence
Bozidar Djelic (Božidar Đelić)Vice Premier ministre et ministre des affaires européennes de Serbie
Secrétaire d’État aux Affaires européennes
Après des études de Droit et de Sciences Politiques à Paris et à l’Université d’Harvard, Pierre Lellouche co-fonde et anime l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI). Spécialiste de géopolitique, il est l’un des rédacteurs en chef de Politique Etrangère, et contribue également au Point, à Newsweek, à l’International Herald Tribune ou encore au Sekai Nippo (Tokyo). Parallèlement à cette carrière, il enseigne (ENA, INSEAD, etc.) et entame une carrière politique. En 1989, il devient conseiller diplomatique de Jacques Chirac, Maire de Paris et président du RPR, en 1993 il est élu député de Paris et se fait réélire à chaque élection jusqu’en 2007. En 2008, le Président le charge d’une mission sur les relations franco-turques puis le nomme, en mars 2009, Représentant spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan. En juin 2009, il devient Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes. Pierre Lellouche est aussi l’auteur de nombreux ouvrages dont Le Nouveau Monde, de l’ordre de Yalta au désordre des nations (1992) ou L’Allié Indocile, de la Guerre froide à l’Afghanistan (2009)
Introduction étudiante
Etudiante à la School of International and Public Affairs, Columbia University
Orateurs
Howard DaviesDirecteur de la London School of Economics
Né en 1951, Howard Davies est titulaire d’une maîtrise en histoire et langues modernes du Merton College (Oxford) et d’un mastère en management de l’Université de Stanford, Californie. Après deux années comme Secrétaire privé de l’ambassadeur de Grande Bretagne à Paris, Howard Davies a travaillé pour McKinsey & Company à Londres (1982-87), puis en tant que conseiller spécial pour le Chancelier de l’Echiquier (1985-86). De 1987 à 1992, il a été contrôleur de la commission d’audit, avant de rejoindre la Confédération de l’industrie britannique en tant que directeur général (1992-95). Howard Davies a ensuite servi comme gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre (1995-97), avant d’être nommé président de la Financial Services Authority (1998-2003). Il devient directeur de la London School of Economics en 2003.
Joseph StiglitzEconomiste, Prix Nobel d’Economie 2001
Joseph E. Stiglitz est né en 1943 à Gary, Indiana. Il a étudié au Amherst College et a obtenu son doctorat au MIT en 1967. Il devient professeur à l’université de Yale en 1970 et reçoit en 1979 le prix John Bates Clark. Il a enseigné au MIT, à Yale, Stanford, Princeton et Oxford. Il enseigne actuellement à l’Université Columbia et préside le Columbia University’s Committee on Global Thought. Il reçoit le Prix Nobel d’économie en 2001 à la suite de ses travaux sur l’information asymétrique dans les marchés. M. Stiglitz a été membre puis président du Conseil des conseillers économiques dans l’administration Clinton (1993-1995). Il a été ensuite économiste en chef et vice-président à la Banque mondiale de 1997 à 2000. En 2008, le Président Nicolas Sarkozy lui demande de diriger la Commission sur la mesure des performances économiques et du progrès social, qui remit son rapport en septembre 2009.
Au même moment, il rendait le rapport de la commission qu’il a présidée pour l’ONU sur la réforme du système économique et financier international.
Ngozi Okonjo-IwealaDirectrice générale de la Banque Mondiale
Ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères du Nigeria, Dr. Okonjo-Iweala siège dans de nombreux organes de décision non-gouvernementaux, notamment la Fondation Rockfeller, l’Institut Africain de Science et de Technologie ou le Centre pour le Développement Mondial. Elle a également fait parti du comité consultatif de la Clinton Global Initiative. Dr. Okonjo-Iweala a fondé le premier institut de sondage africain (NOI-Gallup Polls), le Centre d’Etude des Économies africaines, implanté au Nigéria, et le Fonds Makeda, un fonds d’investissement destiné à aider les petites et moyennes entreprises créées par des femmes. Elle fut récemment nommée membre du Conseil sur la Transparence et la Corruption du Forum Economique Mondial. Dr. Okonjo-Iweala est diplômée de l’Université d’Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Eric WoerthMinistre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique (France) Eric Woerth fut Secrétaire d’État à la réforme de l’État en 2004-2005 avant de devenir ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État en mai 2007. Depuis 1981, il construit sa carrière dans le secteur privé, travaillant notamment pour la compagnie Pechiney et le cabinet d’audit Arthur Andersen International, qu’il quittera en 2002. Il devient alors trésorier de l’UMP et de la campagne présidentielle de Jacques Chirac, avant de rééditer en 2007 pour celle de Nicolas Sarkozy. Eric Woerth a 56 ans, il est diplômé d’HEC et de Sciences Po.
Modérateur
Chris BryantMinistre délégué aux Affaires européennes (Royaume-Uni)
3ème table ronde : « Après la crise : devons-nous changer notre vision du monde ? »
Introduction
« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise », écrivait Jean Monnet. Depuis trente ans, portées par un individualisme perçu comme émancipateur, nos sociétés ont cru à la rationalité du marché, vecteur de plus de richesse mais aussi de plus de justice car sanctionnant les mérites et le travail de chacun. Les appels à la régulation, même si des institutions étaient créées à l’image de l’Organisation mondiale du Commerce en 1995, se sont heurtés à des questions légitimes – qui peut réguler ? l’Etat poursuit-il véritablement les intérêts de tous ? – mais inaudibles. La crise rend aujourd’hui nécessaire une nouvelle vision mais laquelle ?
L’histoire des sociétés conforte le système capitaliste comme producteur de richesses. Encore faut-il s’entendre sur sa définition. Comment favoriser le capitalisme entrepreneurial, celui prôné par Josef Schumpeter ? Comment faire émerger un capitalisme innovateur ? Comment protéger le développement de l’entreprise innovante ? Les sociétés occidentales doivent s’interroger sur la place des sciences et la formation des élites. Croit-on encore au progrès scientifique comme promesse d’un avenir meilleur ? Dans une société démocratique, la soif d’égalité est immense : comment concilier cette vision avec celle d’une société d’innovation et de prise de risque ?
La crise a mis en exergue les interdépendances, en particulier financières, qui exigent une gouvernance mondiale. Dette des Etats, flux démographiques, changement climatique : les défis de demain requièrent une vision planétaire de l’avenir. Mais comment favoriser l’émergence d’une solidarité et d’une prise de conscience internationales ?
Dans cette perspective, l’Etat-nation paraît avoir retrouvé toute sa place. L’Etat-nation demeure le lieu d’exercice de la citoyenneté. C’est dans le cadre de la nation que s’élabore la solidarité : fiscalité redistributive, accord sur l’échelle des rémunérations, protection sociale, etc. C’est aussi dans le cadre de l’Etat-nation que se construit la cohésion sociale, notamment grâce à l’école. La crise semble donc réévaluer le cadre national. Dans le même temps, les économistes ont défini des aires naturelles de regroupement des Etats, des zones monétaires optimales.
Comment concilier le retour à l’Etat-nation avec la nécessité du renforcement de la gouvernance mondiale et l’émergence de solidarités inter-régionales ? Quel doit être le niveau de subsidiarité optimum ?
Devons-nous remettre en cause l’indicateur de croissance qu’est le PIB au profit d’instruments de mesure de la qualité de vie et la préoccupation de croissance durable et solidaire ?
L’émergence d’une « opinion publique mondiale » peut-elle déboucher à terme sur une « citoyenneté mondiale ? »
Présidence
Jeffrey SachsEconomiste, conseiller du Secrétaire Général de L’ONU
Parallèlement à sa carrière universitaire à Columbia, où il dirige également l’Institut de la Terre, Jeffrey D. Sachs est le conseiller spécial du Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Après avoir dirigé le Centre pour le Développement International (Harvard Univeristy), il devient en 2002 conseiller spécial de Kofi Annan à l’ONU et le directeur du Projet du Millénaire. Sachs a conseillé les gouvernements, les agences, les organisations internationales et les entreprises du monde entier, pour leur permettre d’établir leur stratégie de développement durable. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages tels que Common Wealth (2008) ou The End of Poverty (2005). Il fut distingué à deux reprises comme l’une des 100 personnalités les plus influentes du monde par le Time Magazine.
Introduction étudiante
Etudiant à la London School of Economics and Political Science
Orateurs
Nathalie Kosciusko-MorizetSecrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’Économie numérique (France)
Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, 37 ans, est diplômée de l’École Polytechnique. Après avoir rejoint le ministère de l’Économie et des Finances, à la Direction de la Prévision puis à la Direction des relations économiques extérieures – cellule environnement, elle intègre la Direction de la stratégie d’Alstom en 2001. En 2002, elle est conseillère en charge de l’Écologie et du Développement durable auprès du Premier ministre et devient en 2007 Secrétaire d’État chargée de l’Écologie. Parallèlement, Nathalie Kosciusko-Morizet est députée de l’Essonne depuis 2002, Conseillère régionale d’Ile de France depuis 2004 et Maire de Longjumeau depuis 2008. Elle occupe actuellement la fonction de Secrétaire générale adjointe de l’UMP.
Alain MincDirigeant d’entreprises, consultant
Alain Minc est né à Paris en 1949. Il est ingénieur civil de l’Ecole des Mines de Paris et major de la promotion Léon Blum à l’ENA. Après avoir été Inspecteur des Finances il rejoint la Compagnie de Saint-Gobain in 1979 comme Directeur Financier. En 1986, M. Minc devient Vice Président de CIR International (Compagnie Industriali Riunite International) et Directeur Général de Cerus (Compagnies Européennes Réunies) sociétés qui regroupent les actifs non-italiens du groupe De Benedetti. En 1991, Alain Minc crée sa propre société de conseil AM Conseil. Il a été et est administrateur de nombreuses sociétés. Il a été également pendant près de quinze ans Président du Conseil de Surveillance du journal Le Monde. Il est Commandeur de la Légion d’Honneur et auteur de plus de 20 livres depuis 1978 dont les best sellers La Machine égalitaire ; La vengeance des Nations ; Le Nouveau Moyen-âge ; Epître à
nos nouveaux maîtres (2003) ; Une Histoire de France (2008) ; Dix jours qui ébranleront le monde (2009).
Gamal MubarakSecrétaire général adjoint du Parti National Démocratique (Egypte)
Secrétaire général adjoint du Parti National Démocratique, Gamal Mubarak en est également le chef du Secrétariat politique. Il a passé onze années au sein de la Bank of America, au Caire et à Londres. Il est également membre du conseil de l’Arab African International Bank, et fondateur de l’Egyptian Center for Economic Studies. Gamal Mubarak préside la Future Generation Foundation et la Future Foundation for Housing, deux ONG destinées à soutenir les jeunes professionnels et les personnes à faible revenu.
M. Thione NiangDirecteur des Relations Internationales pour les Jeunes Démocrates Américains (Parti démocrate)
Diplômé en administration publique, Thione Niang, 31 ans, est arrivé du Sénégal à New York en 2000. Sans ressources et parlant peu Anglais, il travaille comme commis dans un hôtel de Manhattan puis de Cleveland, Ohio. Bénévole et militant politique, il fut notamment directeur de campagne du Conseiller municipal de la ville de Cleveland, Kevin Conwell et de la sénatrice Shirley Smith de l’Ohio. Il rencontre Obama en 2006, et préside jusqu’en 2008 le « College Caucus » des Jeunes Démocrates des États-Unis.
Michel RocardAncien Premier Ministre (France)
Ancien secrétaire général du PSU en 1967 et candidat à l’élection présidentielle de 1969 Michel Rocard est député des Yvelines de 1969 à 1973. Devenu membre du Parti socialiste, il est nommé en 1981 ministre d’État, chargé du Plan et de l’Aménagement du territoire, puis ministre de l’Agriculture en 1983. Elu député en 1986, il est nommé Premier ministre (1988-91), puis dirige le Parti socialiste (1993-94). Il est député au Parlement européen jusqu’au 1er février 2009. Il est depuis le 1er avril 2009 Ambassadeur pour les Pôles.
Economiste, conseiller du Secrétaire Général de L’ONU
Amartya SenEconomiste, Prix Nobel d’Économie 2006
Amartya Sen est professeur d’économie et de philosophie à l’Université de Harvard. Il a présidé les associations d’économistes les plus prestigieuses (Econometric Society, Indian Economic Association, American Economic Association et International Economic Association). Les recherches d’Amartya Sen embrassent des disciplines variées comme l’économie, la philosophie et la théorie de la décision, l’économie du bien-être, la santé publique ou les inégalités entre les hommes et les femmes. Amartya Sen a reçu le Prix Nobel d’Économie en 1998. Ancien Président honoraire d’Oxfam, il en est aujourd’hui le conseiller honoraire.
Modérateur
Thomas MulcairDéputé fédéral canadien (Nouveau Parti Démocrate)
Avocat, diplômé de l’Université de McGill, Thomas Mulcair est député fédéral depuis 2007. Il a été ministre du Développement durable, de l’Environnement et des parcs (2003-06) et auteur de la loi sur le développement durable au Québec. Il a été aussi député à l’Assemblée nationale du Québec (1994-2007).
Cérémonie de Clôture
Eric BessonMinistre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire
François FillonPremier Ministre du gouvernement français